Le développement et l’aménagement du Val de Saône !

 

NOTE D’ENJEUX

LES ENJEUX DU VAL DE SAÔNE

L’ÉVÉNEMENT

L’une des caractéristiques majeures du Val de Saône est sa ruralité dominante, sur une grande partie du territoire.  

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occupés par l’agriculture

%

occupés par les milieux boisés

%

du Val de Saône sont urbanisés

%

occupés par les surfaces en eaux.

Un territoire majoritairement agricole ou naturel, surtout dans sa partie amont

Les milieux agricoles et naturels représentent presque les deux  tiers de la surface totale de la zone inondable du Val de Saône. En 2008, on dénombrait 1 345 exploitations agricoles  dans le Val de Saône, soit 13 % de moins qu’en 2003. Les  terres fertiles du Val de Saône accueillent ainsi: 

  • De grandes cultures (maïs, soja, blé…), qui ne cessent  de croître depuis une trentaine d’années, entraînant  une déprise sur les prairies inondables et une pression  accrue sur les milieux naturels ;
  • D’immenses prairies de fauche ou de pâture, qui diminue  progressivement du fait des mutations agricoles (moins  d’exploitations basées sur l’élevage).
  • Un grand nombre d’efforts et de dispositifs sont  menés pour maintenir ces prairies et leurs richesses (mesures agro environnementales, animation Natura  2000, concours prairies fleuries, etc.)
  • Des secteurs en maraîchage.

Pour préserver des zones agricoles des petites crues de  printemps, les prairies inondables ont été redessinées  en casiers agricoles à l’aval de la confluence avec le Doubs. 

Et minoritairement urbanisé

Depuis les années 2000, la tendance est à la poursuite de l’urbanisation de la vallée de la Saône :
– Développement des infrastructures routières et ferroviaires,
– Extension des zones urbaines (nouveaux lotissements et habitations, nouvelles zones d’activités).
Un développement urbain très inégal, qui ne concerne majoritairement que les départements du Sud de la vallée (entre Chalon-sur-Saône et Lyon).
Les conséquences de ce développement urbain impactent :
–  l’activité agricole, en soustrayant des terrains à la surface agricole utile,
– les écosystèmes (destruction de milieux à forte valeur environnementale),
– la qualité des eaux
– le risque d’inondation (ruissellement accrus des eaux de pluie).
La prise en compte de cet enjeu est de plus en plus d’actualité. À titre d’exemple, le SRADDET (Schéma Régional d’Aménagement, de Développement Durable et d’ Égalité des Territoires) Auvergne Rhône-Alpes indique que « la préservation de la trame verte et bleue, la gestion économe du foncier et la lutte contre l’artificialisation des sols doivent être intégrées dans l’urbanisme et les projets d’aménagements, tout comme dans les pratiques agricoles et forestières. »

Une rivière aménagée pour la navigation

L’orientation Nord-Sud de la Saône dans le prolongement du Rhône constitue un axe de communication privilégié à dimension européenne.
Depuis le 19ème siècle, la Saône a été
– recalibrée (section),
– rectifiée (coupure de méandres),
– transformée en une succession de plans d’eau.
Aujourd’hui, la Saône
– forme un axe majeur pour le transport fluvial et la navigation de plaisance
– est naviguée sur la majeur partie de son cours
– est draguée régulièrement pour les besoins de la navigation
– est aménagée par différents ouvrages transversaux et de régulation de la navigation (qui tiennent la ligne d’eau en basses eaux mais sont « transparents » en hautes eaux).

%

du linéaire de la Saône

 (= plus de 400 km) sont aménagés pour les besoins de la navigation, entre Corre (70)  et Lyon.  

ouvrages de navigation, privés ou publics

(seuils fixes, barrages à aiguilles aujourd’hui réaménagés par des clapets automatiques pour certains) de Corre à Saint-Jean de Losne (= La Petite Saône – au gabarit Freycinet)

écluses

de Corre à Saint-Jean de Losne (= La Petite Saône – au gabarit Freycinet)

chenal navigable

d’une largeur maximale de 15m pour un tirant d’eau de 2,2m de Corre à Saint-Jean de Losne (= La Petite Saône – au gabarit Freycinet) .

ouvrages

de navigation à clapets de Saint-Jean de Losne à Lyon (= La Grande Saône – aménagée au gabarit européen) 

écluses

permettent le passage de convois poussés de Saint-Jean de Losne à Lyon (= La Grande Saône – aménagée au gabarit européen) 

chenal

qui atteint 40m pour un mouillage de 3,5m  de Saint-Jean de Losne à Lyon (= La Grande Saône – aménagée au gabarit européen)

tronçons de Corre à Lyon

la rivière y est Domaniale, ce qui signifie qu’elle est propriété de l’Etat.  Sa gestion est confiée à Voies Navigables de France qui est en charge de la gestion des ouvrages et de l’entretien  du chenal navigable

Les principales marchandises transportées par voie d’eau sont : sable et graviers, combustibles, produits pétroliers et céréales.
Le tourisme fluvial y est également important :
– plus de 2000 anneaux disponibles
– 23 paquebots fluviaux actuellement en circulation sur l’axe Saône-Rhône, avec une capacité de 93 000 passagers. – aménagement de nombreuses haltes fluviales.
Des canaux artificiels ont été aménagés pour « court-circuiter » les méandres les plus importants de la Saône et réduire le trajet et le temps de parcours.
Des ouvrages ont été aménagés sur le cours principal de la rivière pour alimenter ces dérivations en eau. Les portions du lit naturel ainsi court-circuitées sont appelées les « délaissés de Saône ».

Profil en long de la Saône (cours dérivé et Saône navigable)

Le Val de Saône, un espace privilégié pour le développement des activités économiques

L’ACTIVITÉ INDUSTRIELLE 

Le Val de Saône a une position géographique intéressante, et présente de nombreuses infrastructures de transport et  de circulation (voie navigable, autoroutes, voies de chemin de fer). 

– C’est le lieu privilégié d’implantation de nombreuses activités à vocation industrielle.  

– Des zones industrielles se trouvant essentiellement dans les villes, et toutes situées au plus proche de la rivière :  Gray, Chalon-sur-Saône, Tournus, Mâcon, Villefranche-sur-Saône… 

– L’activité industrielle est source de pollutions, de par les rejets dans l’air, dans l’eau et dans le sol. Ces rejets sont  susceptibles d’affecter la qualité des eaux, de façon directe ou indirecte. 

– 325 installations classées sont présentes sur le territoire des communes riveraines de la Saône, hors commune  de Lyon. 

LES GRAVIÈRES 

La Saône a constitué par le passé une ressource importante de sables et graviers au sein de son lit mineur. L’interdiction  d’extraire dans le lit mineur en 1994 a entrainé le développement de gravière dans le lit majeur de la Saône. Une  quinzaine de gravières environ extraient des matériaux dans la nappe alluviale de la Saône. L’implantation de  nouvelles gravières doit nécessairement prendre en compte l’ensemble des autres enjeux en présence tels que la  ressource en eau ou les enjeux écologiques. 

LA PÊCHE PROFESSIONNELLE :  

Il existe 18 pêcheries répartis sur la Saône navigable. 

Plus de 70 000 portions d’ablettes sont vendues à la restauration chaque année.  

LE TOURISME ET LES ACTIVITÉS DE LOISIRS 

« La Voie Bleue, Moselle Saône à vélo » 

Itinéraire cyclable d’une longueur totale de plus de 700 km entre la frontière luxembourgeoise et Lyon. Il longe la Saône  dans les régions Bourgogne-Franche-Comté (342 km) et Auvergne-Rhône-Alpes (81km). Il concerne aussi bien les  populations locales (loisirs, domicile-travail) que les touristes locaux et étrangers. Cet itinéraire irrigue les territoires  traversés et permet d’en valoriser les points d’intérêt, y compris naturels. Il est couplé aux activités de navigation de  tourisme. 

La pêche de loisir 

L’usage de la pêche est une activité très présente sur la Saône, sur l’ensemble de son linéaire. La Saône est dominée par le classement en seconde catégorie piscicole (peuplements dominants à cyprinidés) tandis  que la partie amont est classée en première catégorie (rivières à truites). 

Les activités nautiques 

Le Val de Saône abrite de nombreuses associations sportives proposant des activités nautiques en lien avec la Saône.  En 2010, on dénombre une trentaine de clubs sportifs dans cinq disciplines principales : canoë-kayak, ski-nautique,  aviron, voile et motonautisme. 

Les campings 

De nombreux campings accueillent les touristes en bordure de Saône et ce, des Vosges à Lyon. Il existe ainsi 41  infrastructures, représentant 4000 emplacements, qui sont implantées en lit majeur de la Saône.

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