La qualité des eaux

 

NOTE D’ENJEUX

LES ENJEUX DU VAL DE SAÔNE

Un enjeux majeur pour l’avenir du Val de Saône

La qualité de l’eau est en fait la notion de la qualité des masses d’eau qui intègre la qualité des cours d’eau et des lacs  mais également des milieux aquatiques associés et des eaux souterraines. 

Elle s’analyse en fonction de paramètres physico-chimiques (oxygène, température, nutriments, polluants) et biologiques  (poissons, invertébrés, plantes aquatiques). 

La qualité des eaux est classée en 5 catégories : Très bon état, Bon état, Etat moyen, Etat médiocre, Etat mauvais. 

On distingue :

Les eaux superficielles, qui correspondent aux eaux de surface ; il s’agit pour l’essentiel des cours d’eau, océans,  mers et lacs… ainsi que les eaux de ruissellement. 

Les eaux souterraines, qui regroupent l’ensemble des réserves d’eau se trouvant dans le sous-sol ; infiltration dans  les sols à la suite des pluies et nappes. 

La qualité des eaux du Val de Saône a été évaluée à partir des eaux superficielles et souterraines.

Qualité des eaux superficielles de la Saône

13 stations mesurent la qualité de la Saône 

  • 1 station seulement décèle une rivière en bon état ; il s’agit du secteur de la Saône vosgienne.
  • 6 décèlent une rivière en état moyen
  • 5 décèlent une rivière en état médiocre
  • 1 décèle un état mauvais, sur un tronçon en Haute Saône, à proximité de Gray.

La Saône n’atteint pas le bon état sur une grande partie de son linéaire. 

Globalement 

  • La Saône dans les Vosges est en bon état.
  • La qualité de la rivière se dégrade en Haute Saône, le plus souvent à cause de la dégradation du peuplement piscicole.
  • De la Côte d’Or et jusqu’à Lyon, la qualité redevient majoritairement moyenne, même si elle se dégrade  localement à Seurre (21), Gergy (71) et Saint Symphorien d’Ancelles (01).

Depuis 2011, on n’observe pas d’évolution significative ; la Saône reste majoritairement en état moyen.  

Le pourcentage de stations de mesure montrant la Saône dans un état mauvais, médiocre ou moyen oscille entre 85 et 100%.  

La situation du Val de Saône est globalement moins bonne que celle de l’ensemble du bassin Rhône Méditerranée, où les stations de mesure en état mauvais, médiocre ou moyen sont autour de 70%.

Nombre de paramètres quantifiés dans la Saône sur la période 2017-2019

La surveillance des micropolluants dans la Saône

11 stations de mesure participent au programme de surveillance des micropolluants de la Saône. 

La contamination des eaux est de plus en plus marquée en allant vers l’aval. 

Sur la station de Lyon, on observe de nombreux polluants, par ordre d’importance : produits phytosanitaires, PCB, autres micropolluants organiques (dérivés du Benzène…), métaux (cuivre…), substances émergentes (pharmaceutiques) et HAP (Benzo(a)pyrène…). 

Les pesticides sont parmi les micropolluants les plus récurrents dans le Val de Saône.  

Les plus fréquemment détectés dans les eaux du Val de Saône sont très majoritairement des herbicides : le glyphosate et en particulier son métabolite l’AMPA, le S-métolachlore, le diflufenicanil… 

Sur l’ensemble des stations de mesure, des pesticides ont été retrouvés sur la période 2016-2018, mais avec des niveaux de contamination variables.

  • La tête de bassin reste épargnée, avec seulement 3 molécules quantifiées à Belrupt.
  • Dès la Haute-Saône, on retrouve au moins 19 molécules différentes.
  • A partir de Port-sur-Saône, la situation se dégrade (entre 25 et 51 molécules différentes retrouvées).

La situation du Val de Saône a de nombreuses similitudes avec la situation de l’ensemble du bassin Rhône Méditerranée. 

Certaines molécules comme les herbicides sont toutefois plus fréquemment détectées dans le Val de Saône. 

La concentration totale des pesticides est plus faible à Belrupt, mais reste supérieure au seuil réglementaire de 0,5 µg/l dès la station de Port sur Saône. Elle atteint un maximum de 1,15 µg/l à Apremont.

La qualité des eaux souterraines

Les eaux souterraines du Val de Saône sont majoritairement constituées par la nappe alluviale d’accompagnement de la  Saône. La qualité de la nappe alluviale est primordiale compte tenu de son utilisation pour la production d’eau potable.

Teneur moyenne en nitrates des eaux souterraines

(année 2019)

80% des 25 stations de mesure relèvent une teneur moyenne en nitrate inférieure ou égale à 25 mg/l.  

Les situations les plus dégradées se situent 

  • à Fedry, Autet et Beaujeu-Saint-Vallier-Pierrejux et-Quitteur en Haute-Saône ;
  • à Farges les Macon en Saône-et-Loire ;
  • à Trévoux dans l’Ain.

Une situation globalement meilleure que sur l’ensemble du bassin Rhône Méditerranée, où environ 14% des stations de mesure présentent des valeurs moyenne en nitrate supérieur à 40 mg/l. 

82% des stations de mesure n’a fait l’objet d’aucun dépassement de la norme eau potable, contre 85% sur l’ensemble du bassin Rhône Méditerranée.  

Les dépassements ont été observés sur les stations de Germigney (70), Labergement les Auxonne (21), Crissey (71) et Ambérieu (01). 

Parmi les substances responsables du dépassement de la norme, on retrouve fréquemment les métabolites du S-métolachlore (herbicide).

Fréquence de dépassement de la norme eau potable pour la somme des pesticides quantifiés (année 2019)

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